Afin de mettre en pratique dans des conditions concrètes nos apprentissages enseignés à l’EFJ lors de cette année, nous avons effectué un stage d’une durée de 2 mois dans un média. Ce stage, s’est effectué pour ma part en webradio, accompagné de mon camarade de classe Hugo Laporte. Cette radio est RTM, les initiales de Radio Taillan Médoc. Comme son nom l’indique, RTM est une radio locale, implantée dans la ville du Taillan Médoc, ville de plus de 10 000 habitants. La radio est plus exactement une web radio, on ne peut pas l’écouter à travers un poste ou bien en voiture, en effet, on ne peut l’écouter que sur le site internet dédié à la webradio. Pour ce qui est du studio d’enregistrement, il s’agit d’une petite pièce collée à la salle polyvalente du Palio. Si le local est d’apparence modeste, le matériel mit à disposition est de très bonne qualité, et permet d’enregistrer du son sans bruit de fond parasites ou d’échos. La table de mixage est pratique et les différents boîtiers permettent une prise en main totale du matériel. Pour ce qui est de l’équipe composant l’entité de la radio, tous sont bénévoles, puisque les fonds dégagés par la radio ne permettent pas de couvrir des salaires pour employer des chroniqueurs, animateurs ou journalistes. Ils sont neuf, plus M. Gérald Raymond, directeur et fondateur de la radio, qui existe depuis 2018. Les différents animateurs possèdent leur chronique, parfois en trio, mais le plus souvent seuls. Le contenu proposé consiste donc en ces différentes rubriques et émissions aux thématiques variées, passant de remix musicaux à des rubriques high-tech ou bien culture… La webradio traite ainsi un large échantillon de sujets mais ne semble cependant pas traiter de sujets politiques, ne se situant ainsi pas sur l’échiquier politique. Pour ce qui est du reste, la radio diffuse de la musique.
RTM souhaite s’installer dans l’aire du DAB+ pour un futur en radio qui prête à se diriger vers le numérique plutôt que l’analogique. Ce passage vers les radios numériques permettra aux webradios indépendantes de se développer et de s’accroître.
Organigramme hiérarchique de la radio :
Interview de Gérald Raymond à propos de son média :
Question et montage : Hugo Laporte.
Cadrage et caméras : Sorenza Martin.
Durant ce stage, nous avons bénéficié d’une grande liberté. Selon M. Raymond, notre tuteur de stage et directeur de Radio Taillan Médoc, ce qui lui importe le plus pour ses stagiaires, est qu’ils puissent produire du contenu sur des sujets les intéressant. C’est ainsi que nous avons pu, Hugo Laporte et moi-même, proposer une rubrique longue hebdomadaire ayant pour thème la formule 1, notre sport favori. Nous avons également pu produire une rubrique courte intitulée “anecdotes sport automobile”, qui comme son nom l’indique, a pour but d’apporter du contexte ou une histoire, de façon anecdotique. Une rubrique jeux vidéo est également disponible, ainsi qu’une chronique cinéma, quant à elle produite de façon hebdomadaire. Des interviews ont également été réalisées, du nombre de trois, qui nous ont été enrichissantes. Il est également disponible d’autres productions, non catégorisées. Parmi elles, des sons et enrobés courts, comme des annonces à échelles locales, ou encore nationales sur un événement. Mais aussi du sport divers et un reportage court. En somme, nous avons pu tester plusieurs formats d’écriture et de production en radio, avec du matériel professionnel.
à gauche, programmation de rubrique, à droite, écriture de rubrique.
crédit photo : Sorenza Martin.
Si jusqu’à présent je n’ai mentionné seulement le choix et la préparation des sujets, ce n’est que l’infime partie du travail. En effet, enregistrer du son demande une certaine technique, qui ne peut pas se faire sans maîtrise du matériel mit à disposition. Pour ce qui est de la prise de son au studio, nous disposions de trois micros articulés et amovibles connectés à un logiciel de traitement de son, audacity, auquel nous avons été formés. Car en effet les vagues souvenirs datant du collège sont peu présents. Cela était nécessaire lors de prises de parole de plusieurs intervenants, que ce soit nous deux lorsque nous enregistrons nos rubriques et prenons chacun la parole, ou bien lorsque nous avons reçu des intervenants et professionnels. Il est ainsi plus facile d’obtenir un échange fluide, chaque interlocuteur ayant son micro. Ensuite, une fois le son traité et enregistré, il faut faire le montage. Pour une interview dont la durée finale est d’un quart d’heure, environ deux heures de montages sont nécessaires. Si nous enregistrons des commentaires sur le terrain, notamment pour ce qui est reportage ou papiers produits en télétravail, une application de prise de son sur portable est nécessaire. J’ai utilisé MotivAudio pour cela. Une fois le montage du son fait, il faut déposer le fichier sur l’ordinateur stockant les données de la radio. Pour ce faire, nous utilisons l’application de contrôle à distance “Anydesk”, qui permet d’utiliser l’ordinateur de la radio depuis chez soi. Pour ce qui est de la programmation des productions, il faut utiliser l’application “mAirList Radio Automation”. Nous avons également pu, grâce à cette même application, choisir les titres diffusés parmis les musiques disponibles dans la base de données de la radio.
En guise d’événement marquant, il me vient à l’esprit une interview ratée. Lors du premier jour de stage, M.Raymond nous partage des contacts dans le but d’interviewer ces derniers. Leur point commun étant d’être à échelle locale, cochant la spécificité de la radio. Parmi eux, Lou Méchiche, championne du monde paralympique de surf en équipe présentant une malvoyance avancée. Cette interview aurait été idéale, car en plus de présenter un portrait local, cela aurait également permis de rencontrer et échanger avec une jeune femme au palmarès sportif considérable. Je la contacte donc, les échanges arrivant souvent avec un délai d’une semaine, malgré plusieurs relances. Nous convenons après plusieurs échanges d’un entretien téléphonique convenu pour le vendredi 16 avril, à 16 heures. Le thème, l’angle ainsi que questions ont étés préparés à l’avance, ainsi que plusieurs recherches sur la thématique de l’handicap. Car en effet comment aborder la question de l’handicap chez les sportifs sans être maladroit mais aussi sans abuser de délicatesse superflue voire pesante, parfois contre productive ? Il s’agissait aussi de s’informer à un sport qui était alors inconnu, le surf paralympique, comment cela fonctionne, les instances qui gèrent cette catégorie et tant d’autres paramètres… Au final, au moment de l’appel à l’heure convenue, aucune réponse de la jeune femme, un quart d’heure apres et un second appel passé, toujours rien. J’envoie alors une relance, qui à ce jour, n’a toujours pas reçu de réponse…Ce souvenir m’est marquant, car nous avons eu l’habitude lors de cette année d’obtenir un résultat découlant des rendez-vous qui étaient alors fixés. Jamais encore une personne sollicitée n’avait disparu au moment de l’interview. Cette situation apporte une morale : celle de ne jamais considérer pour acquis une situation qui semble alors sûre, nous ne sommes jamais à l’abri d’une évolution de dernière minute.