L’administration Trump impose un langage universitaire, que les membres des équipes administratives sont contraints d’appliquer.
10 février 2025, Mediapart publie un article après avoir recueilli un document en provenance du service EducationUSA, chargé des étudiants internationaux. Au programme, un mouvement Trumpiste qui ambitionne de supprimer les femmes, et les personnes issues de minorités.
“Luter contre l’idéologie woke”. Tels sont les mots du président récemment élu. Mediapart marque dans son article, qu’il s’agit d’une “purge historique”.
L’objet du crime: un guide de consignes linguistiques. Dans ce document, il est écrit que l’université serait une fabrique à socialiste, s’opposant à l’américanisme.
Il est alors “à éviter” d’utiliser les termes “divérsité, équité, inclusion, identité, genre, LGBTQI+, femme, fille, minorité, oprimé, privilégiés…” et tout ce champ lexical.
Le président de l’Ecole des hautes études en sciences sociales américaines, Romain Huret, dénonce la censure, et accuse: “la guerre est déclarée”.
Ces réformes du langage résonnent avec les aspects pratiques de la montée du totalitarisme: c’est-à-dire une prise en main totale de l’éducation pour la calquer sur une idéologie qui se veut unique. Dans ce cas, il s’agit de retirer des notions se rattachant à des thématiques humaines et sociétales, niant les consensus sociologiques et scientifiques établis. Il est juste d’affirmer que les Etats-Unis se dirigent vers un régime totalitaire, en divisant les différentes catégories sociales, les individus dans leur identités, en normalisant la violence et écrasant l’opposition.
Ces symptômes, ce sont des techniques modernes, qui permettent sur le long terme au pouvoir politique, alors unique, de mener une emprise totale sur les populations.
Et alors, c’est déjà trop tard.
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