Ce 3 Février a eu lieu la prestigieuse cérémonie culturelle tant attendue des Grammy, récompensant les meilleurs artistes de l’année. Parmi les nominées, la rappeuse Américaine Doechii, obtenant les prix de meilleure nouvelle artiste, meilleure prestation rap, ainsi que du meilleur album rap. Concernant ce dernier, elle est seulement la troisième femme à l’obtenir après Lauryn Hill et Cardi B.
L’article ayant attiré mon intention est le suivant : “The online Doechii hate is unwarranted” du média Rolling Stone
“The pushback the Grammy-winning rapper has received is largely based on misconceptions, misogyny, and prejudice”
L’excuse nourrissant la controverse autour de la jeune femme ? La rappeuse déclare dans le format de vidéo podcast “hot ones” en rigolant avant sa DJ, que son “red flag” pour les dates sont “les hommes hétéros”. Une déclaration… mal accueillie sur internet. Les principales plaintes sans surprise, viennent de la part d’hommes idolâtrant les rappeurs, affligeant de tout noms d’oiseaux les femmes issues de cette industrie. L’artiste a été accusée de servir une cause misandrie d’agenda “anti-hommes”, certains spéculant que son succès ne provient alors que du rejet qu’elle aurait pu recevoir des hommes hétérosexuels. Petit couac, la rappeuse est bisexuelle est sort actuellement avec une femme.
Comme le relève Rolling Stones, aucune des critiques ne relève un lien entre cette déclaration et la montée d’hostilité aux états unis envers les femmes, les personnes noires, et la communauté LGBTQI+. Manque de chance pour Doechii, elle coche les trois cases.
Ce qui m’a remarquablement marqué dans cet article, est l’approche sur la question des discriminations, nous penchant à nous questionner sur les évolutions actuelles des Etats-Unis en ce moment.
Il est avéré et juste de déclarer que le président récemment élu, Donald Trump, n’est pas le plus grand allié des personnes issues de minorités, si ce n’est le contraire (c’est le contraire).
En bref, non, refuser des rendez-vous avec des hommes hétérosexuels en tant que femme bisexuelle n’est pas de la misandrie anti-homme, mais plutôt une manière de se protéger de violences potentielles faisant parties d’une société évoluant par la haine… à méditer.

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