Attention : passage de lézards sur la piste de F1 à Singapour 

Ces dernieres années, se sont fait apercevoir à plusieurs occurences des reptiles, longeant et traversant la piste, croisant les monoplaces … à plus de 300 km/heures. 

Singapour répertorie près de 110 espèces de reptiles, dont des varans, appelés « lézard géants » que nous avons pu apercevoir durant les essais libres de formule 1 ce week-end, mais également d’autres années comme 2016. Ces reptiles semblent alors traverser la largeur de la piste, et ensuite se glisser sous des barrières de sécurité. Même si causant généralement plus de surprises que de réels dangers, un d’entre eux a été malheureusement écrasé par une des monoplaces. 

Cependant, moins d’incidents à prévoir pour les qualifications et course, puisque étant de nuit, les températures seront plus froides, les reptiles de sang froids seraient alors moins susceptibles de faire des sorties sur piste. 

Cependant, cette présence de reptiles sur ces zones urbaines soulève plusieurs questions à propos de l’habitat naturel de ces espèces. 

S’il est fréquent de trouver dans des habitations ou zones publiques des geckos, espèces de lézards domestiques et relativement petite, il n’est pas commun de trouver des varans dans des zones publiques, provoquant généralement choc et surprise chez les civils. 

L’ironie est que les varans aperçus ne sont pas si loin de leur habitat. Ils sont en effet des animaux sauvages de Singapour, et ont pour caractéristiques de bien s’adapter aux territoires urbains, en provenance de zones naturelles proches. 

Le problème est que leur habitat naturel diminue. En effet, Singapour compte le plus gros taux de déforestation parmi toutes les régions tropicales, avec une perte annuelle de 1,2% de leur habitat naturel. 

Cette augmentation du taux de déforestation est due à la pollution, aux espèces invasives, à la chasse et la pêche, ainsi que le changement climatique, ce qui provoque une extinction d’espèces et une délocalisation de leur milieu naturel. Ainsi, les varans s’aventurent alors dans des espaces urbains à la recherche de nourriture ou d’abris, ce qui augmente le risque de contact humain. 

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