“J’ai enquêté sur les dérives de l’industrie musicale la plus extrême”- Hugo décrypte

Comme beaucoup de jeunes adolescentes, ma petite sœur de 15 ans écoute principalement de la K-pop, musique populaire Coréenne, aux diffusions mondiales. Par curiosité et envie de comprendre plus en détail cet univers qui m’avait aussi attiré à ce même âge, j’ai cliqué sur cette vidéo, une enquête menée par le youtubeur et journaliste Hugo décrypte.

Que ce soit sur le fond ou dans la forme, j’ai beaucoup appris de cette enquête. Comme pas mal de jeunes scrollant sur tiktok, je voyais parfois des vidéos de fans inquiets sur les dérives de cette industrie musicale, alertant sur les conditions physiques et mentales des artistes, les performances demandées sur plusieurs domaines, tout cela mixé avec des standards et attentes sociétales coréennes plus que exigeantes.

Dans cette enquête, deux portraits: celui d’une jeune fille de 17 ans, Huran, qui vit du rêve de devenir idol, performeuse à succès, contrasté par celui de Sonni, ex-idol, que cette industrie à détruite. Ces deux parcours, l’un aux aspirations débordantes, l’autre qui a mené à la chute, rendent l’enquête percutante, leurs interventions plus que pertinentes voir choquantes, viennent éclairer les curieux comme les fans.

Tout comme Huran, Sonni était débordante d’enthousiasme, elle savait que se frayer une place et évoluer dans un milieu si exigeant que la K-pop allait lui coûter beaucoup: mais elle ignorait à quel point l’industrie allait la consommer. Au delà de contrats stricts, d’entraînements allant jusqu’à 22 heures de répétitions par jours, contrôle stricts de l’apparence, c’est aussi des fouilles par surprise dans les appartements, des contrôles de frigos, des pesées plusieurs fois par jours, et des surveillances voir interdiction de relations sociales qui attendent ces jeunes. 

Par ailleurs, ce sont environ 893 millions de dollars que l’industrie de la k-pop a généré en 2023, selon l’institut coréen de la culture et du tourisme. Ces jeunes n’aspirent pas à être des minis célébrités locales, mais des voix et corps qui seront vus et entendus dans le monde entier. 

Hugo décrypte décrypte clôture son enquête en posant des mots sur son ressenti : “derrière l’empire musical mondial, la réalité de la K-pop est donc parfois brutale”, un ressenti que nous, auditeur de la vidéo, ne peut que partager, après avoir entendu la jeune Huran citer ce qui lui a été dit: “Tu dormiras quand tu seras morte”.

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