Au tribunal de Tarbes, une dame âgée est reçue en audience. Les délits reprochés à la prévenue : avoir rayé la carrosserie et tordu les essuie-glaces de la voiture de sa voisina. Mme la prévenue sera nommée Yvonne, et la victime Claudine.
Yvonne a 80 ans et vit seule. Selon Mme le président, elle ne présente aucun antécédent judiciaire. Après avoir fait la sourde oreille, la prévenue se place devant le bureau de Mme le président, qui déclare par la suite : “Les faits sont pas jolis jolis quand même”.
Le 29 septembre 2011 à 21h00, Mme Yvonne est aperçue selon 3 témoins dont Mme Claudine, en train de rayer aux clefs la carrosserie de sa voiture, aux essuie-glaces cassés. Yvonne nie. Selon elle, elle à seulement soulevé les essuis-glasses, car la voiture la gênait pour passer. Selon le constat des policier, la voiture de Mme Claudine était bien stationnée. Ils ont trouvé l’automobile rayée aux clefs, et les essuie-glaces cassés. De plus, Yvonne a été vue clefs à la main en train de faire des rayures avec ses clefs de voiture.
Yvonne nie toujours. Sa défense ? Elle dit être allée à l’enseigne Lidl, avec ses deux chiens en laisse. Elle ne pouvait bien sûr pas avoir rayé la voiture, car “Je ne peux pas avoir mes clefs à la main avec les deux laisses.” Mme claudine témoigne. Elle rentre chez elle et gare sa voiture. Mme Yvonne passe dans la rue, avec ses chiens. La prévenue aurait dit au fils de Claudine que la voiture est mal stationnée, ce qui est convenu faux. De jeunes lycéens habitant le quartier viennent par la suite avertir Claudine qu’Yvonne est en train de rayer la voiture. Claudine sort, et voit la prévenue en action. La victime demande 300 euros de préjudice moral en plus des 225 euros de franchise et les 135 euros pour perte d’une journée de chiffre d’affaires, comme conseillé par le service d’aide aux victimes.
Yvonne nie. Elle avance toujours qu’elle ne pouvait pas être en train de rayer la voiture, puisqu’elle était partie avec ses chiens à Lidl.
Mr le procureur de la république se lève et prend parole : “Oui madame le président vous avez parfaitement fait le tour, pas de la voiture mais de l’affaire”. Remarque suscitant un sourire. Apres discussion il convient d’une amende de 800 euros pour la prévenue.
C’est maintenant au tour de l’avocate de Mme Yvonne de prendre parole afin de plaider sa cause. Elle estime que la prévenue de 80 ans ne peut payer l’amende de 800 euros et les intérêts, considérant sa retraite de 600 euros. Elle dénonce un abus de situation.
Mme le président demande à Mme la prévenue si elle a un dernier mot à ajouter. Cette dernière rigole et dit que tout est faux, elle n’a touché qu’aux essuis glaces.
Le tribunal déclare Mme Yvonne coupable. Elle doit verser 225 euros de dommages matériels et 250 euros de dommages et intérêts à Mme Claudine. Quant à l’amende de 800 euros, elle est de sursit.
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